Yohei Nishimura

En 1973, Yohei Nishimura débute sa formation de sculpteur au département des arts plastiques de l’Université des sciences de l’éducation de Tokyo, loin des conventions et des traditions de sa région d’origine, Kyoto. 

Destruction ou conservation ? La limite est très subtile, et cette notion se retrouve dans la finesse ses œuvres. Au fil de ses recherches, il a tenté de cuire toutes sortes d’objets et de magazines, parvenant à trouver le point de fusion exact qui permet de conserver la forme à la limite de l’impossible et de la substance. Le feu a en effet la capacité de détruire mais aussi de révéler, de conserver. Cette fossilisation artificielle, contrôlée, est une sorte d’éloge à l’empreinte du temps qui passe. 

Pour Yôhei Nishimura, il s’agit donc de contempler les résultats du processus de cuisson. l’artiste s’attache à la composition physique du matériau et recherche le point de fusion. Il va au-delà de la réalité physique et explore les limites de la résistance au feu. Dans ce sens, sa démarche s'apparente à celle d'un alchimiste. 

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© 2020 by galerie grande fontaine Sion

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